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 Cantons (réforme Valls)

 Découpage Marleix


 Découpage actuel et futur...
à 299 circonscriptions,
respectant ou pas pas les limites départementales (6 circ. pour les Français de l'étranger, non cartographiées)

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 EPCI
    
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En passant votre souris sur le menu de gauche, vous verrez apparaître successivement la carte des circonscriptions actuelles, valable depuis 2012, et deux cartes hypothétiques se plaçant dans la perspective du projet présidentiel de réduction du nombre de sièges d'un tiers avec attribution d'environ 20 % d'entre eux à la proportionnelle, ce qui correspond grosso modo au nombre des 299 circonscriptions uninominales en Allemagne actuellement.
Elles sont bâties sur la base des cantons et, pour celles projetées, des communes dans la métropole lyonnaise, en Martinique, en Guyane et dans les Territoires et Collectivités d'outre-mer, ainsi que des 80 quartiers à Paris et des arrondissements municipaux à Lyon, en respectant les limites régionales et en respectant un maximum de 20 % d'écart à la moyenne de population par département (1re hypothèse) ou par région (2e hypothèse).
La première hypothèse respecte également les limites départementales, la seconde ne les respecte pas.


Les cartes que vous voyez sur cette page sont personnelles et n'entraînent la responsabilité que de leur auteur, géographe au demeurant. Elles sont provisoires, et demandent quelque amélioration à l'ouest de Rennes, au nord de Nantes ainsi qu'à Niort. Elles ne se rapprochent jamais des 20 % d'écart maximum à la moyenne, et évitent de dépasser 10 %.
    Quels que soient les choix précis de découpage de l'exécutif, les effets des règles adoptées seront énormes sur le découpage lui-même. En effet, soit on respectera les limites départementales et alors cela multipliera les départements à un seul élu tandis que le nombre de circonscriptions se réduira d'autant dans les départements restant à diviser, et là les circonscriptions se chargeront en population (jusqu'à plus de 277 000 en moyenne dans le Vaucluse), soit on ne respectera pas les limites de département et dans ce cas on abaissera les moyennes de population par circonscription et par région (au maximum 237 307 en Provence) mais alors on aboutira, qu'on le veuille ou non, à des dimensions de circonscription jamais connues dans l'histoire de France, qui ne manqueront pas de faire jaser. On jouant de la souris, on appréciera mieux leur taille en les comparant au découpage précédent, celui de 2012...
    De surcroît, la taille des nouveaux cantons — leur forme tarabiscotée aussi — gêne considérablement les opérations dans plusieurs départements. En effet, les nouveaux cantons ont entre 40 000 et plus de 70 000 habitants, contre souvent moins de 5 000 dans l'ancien découpage, en zone rurale tout au moins. Il était facile de trouver un canton ou deux pour compléter une circonscription. Aujourd'hui, avec des briques ou des morceaux de plus de 40 à 70 000 habitants, construire des circonscriptions même de plus de 250 000 habitants est beaucoup plus ardu. Fabriquer des circonscriptions à base de morceaux de 70 ou 75 000 habitants est dans plusieurs cas tout simplement impossible sans dépasser ou même friser les maximas de population autorisés jusque-là.
    Par voie de conséquence, l'acte de découpage devra recourir dans plusieurs cas à la strate inférieure qu'est la commune. Nul besoin en revanche de recourir au découpage rue par rue, comme trop souvent par le passé, et ce quelque hypothèse qu'on retienne. Même à Paris, la montée en niveau de population des circonscriptions futures (plus de 200 000 habitants dans tous les cas de figure) permet de se contenter des 80 quartiers pour aboutir à un découpage géographiquement et démographiquement tout à fait acceptable.
    Evidemment, l'idéal serait que le législateur, s'il ne veut pas trop laisser libre cours à l'arbitraire, réclame qu'on évite le plus possible cette entorse au principe général et que, le cas échéant (je le répète, inévitable de-ci ou de-là), il exige des justifications expresses de la part des découpeurs. Mais là s'arrête la possibilité de moraliser la pratique.
    Car même si, dans le meilleur des cas et comme commencent à le faire les Anglo-Saxons, des hommes politiques latins acceptaient de confier la tâche du découpage électoral à des non politiques (des géographes et des démographes en l'occurrence), ce serait sans doute à des magistrats à la retraite et non à des gens compétents. Lesquels évoqueront des prétextes à géométrie variable, comme ils le firent en 1986, comme ils l'ont refait en 2009, pour justifier ici un découpage selon des critères géographiques, là selon des critères exclusivement démographiques, etc. Nulle cohérence d'ensemble, mais des prétextes (ou des excuses) avancés au gré des besoins.
    Enfin, qui a su que plusieurs circonscriptions, en 2009-2010, étaient tellement tordues qu'on ne pouvait pas circuler d'un bout à l'autre sans passer par la circonscription voisine? L'auteur de ces lignes pense qu'il serait sain que dans tout découpage électoral toute commune soit reliée par une route au moins départementale au reste de la circonscription, sans avoir à passer par une circonscription voisine, afin d'endiguer les extravagances déjà observées par le passé.